L’impossibilité de pouvoir remettre en cause le bipolarisme droite-gauche dans le contexte actuel du scrutin majoritaire constituait le principal argument tactique de ceux dont la carrière à court terme dépendait d’un succès assuré lors des élections législatives ou d’une nomination gouvernementale.
Restent les militants dont la carrière n’est pas liée à ces aléas et les élus dont la force de conviction est restée plus forte que l’intérêt immédiat. Les seconds doivent pouvoir attirer les premiers, de nouveaux visages doivent émerger pour les élections suivantes, en tirant le plus grand parti possible des élections au scrutin partiellement proportionnel. La construction du MoDem et de ses succès électoraux futurs dépend de l’élargissement possible de ses cadres, de l’arrivée de nouveaux professionnels engagés, et sans doute aussi d’une approche plus décentralisée, en trouvant de nouvelles méthodes pour maximiser au moindre coût l’impact sur la population, le développement de ses sections et son équilibre financier.
L’exemple britannique du parti libéral démocrate serait de ce point de vue très intéressant à analyser, eux qui ont déjà dressé la liste de leurs candidats aux prochaines élections européennes de 2009 !
L'heure est aussi à la réflexion sur les alliances possibles pour élargir l'espace politique du MoDem. Les rapprochements semblent difficiles à aboutir entre les radicaux liés à la droite (les radicaux valoisiens) et les radicaux liés à la gauche (PRG). Ils ne peuvent aboutir tant que chacun de ces partis reste fermement ancré soit à droite soit à gauche. La seule solution serait qu'ils se rapprochent et intègrent le MoDem en marche pour renforcer ce qui peut alors constituer le troisième pôle de l'échiquier politique de demain. Je suis aussi convaincu que la capacité d'attraction et de rayonnement du MoDem sera d'autant plus forte que nous éviterons le tête à tête de deux seules forces comme l'UDF et Cap 21 pour s'élargir à d'autres formations venues de l'écologie, du radicalisme et du fédéralisme.


